May 02, 2006

Le blog, petit refuge pour mes travaux...

                                Refuge

Je remercie tous les curieux qui viendront s'abriter ici quelques minutes...Je vous invite à entrer dans ce blog (qui n'en est pas un, mais un petite recueil de travaux) , comme dans mon fragile refuge de papier. Ici, pas de tapis rouge, de canapés, de champagne, juste un petit morceau de papier au dessus de la tête, près à s'envoler...Quelques plumes, quelques ailes, un souffle, un murmure...Pas de certitudes, juste des doutes, quelques peurs, quelques rêves.

Chapitres :  Bourdons et cafards   /   sur le fil   /   Histoires de peaux   /   A propos du blanc   /   Des yeux pour voir    /   Vivre avec l'autre   /   Correspondances   /   Ils m'ont écrit des lettres...   /   Les pansememnts qui consolent   /   Mother   /   Bijoux de familles   /   Au dela des apparences   /   Caresses   /   Plumes et poils   /   Rencontres   /   Foret   /   Confidences   /   Texte de Sandrine Lardreau / / petite biographie pour les curieux /

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Bourdons et cafards...

                         

                           Hopital des bourdons et cafards

Avoir le bourdon...avoir le cafard......et comment soigner l'un et l'autre?

Les panser ou les mettre à distance. En rire,  s'en amuser ? Les prendre au pied de la lettre ?

Construire un hopital des bourdons et cafards....un hopital du dérisoire....

Sur le fil

Mon travail se situe toujours sur le fil.

Fil tendu, mince cheveu entre le grave et l'aigue.

A première vue, le propos est grave. Mais cette gravité se trouve immédiatement désincarnée au travers de matériaux et de mises en scène dérisoires.

Je cherche un point d'équilibre, le point de miroir, pour que le regard de chacun puisse basculer d'un grave à un aigue, comme il l'entend....

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Avril 28, 2006

Histoires de peau

    

 Robe-cache et robe pour corps invariable

Mes habits à moi, ceux d'Ingrid, sont colorés, tarabiscotés, ils sortent tous de ma machine à coudre...tissu d'orient, d'Asie, tissu à fleurs....

Les habits d'Handska sont presque nus. Ils sont épurés. Ils sont peaux douces ou revèches, peaux qui chantent ou gémissent.

La robe cache  est une drôle d'experience. Avoir tous le même corps, la même apparence,  sous le même cahe-corps.

La robe de papier de soie est importable: robe pour corp invariable. Elle m'éffraie, plus encore qu'un jeans de taille 34. Aucun mouvement n'y est possible...le moinfre souffle d'une cage thoracique la déchirerait....

Posted by at 10:14:32 | Permanent Link | Comments (2) |

Histoires de peau (suite)

    

 

Manteau foetal et corcet punitif

Mes habit punissent puis consolent tour à tour. Le corcet se ferme avec ces fameuses boucles effrayantes que l'on trouvait sur les anciennes chaussures de ski. Un étau, juste une petite punission féminine quotidienne.

Le manteau foetal, à l'inverse est un habit de réconfort, de régression.Il est plumes, soie, chaleur, mais aussi compression de part son étroitesse et ses manches en cul de sac.

Pour s'y enfermer, il faut l'assistance d'un tiers tout puissant aux mains agiles, pour boutonner un vingtaine de minuscules boutons de nacre. Pour en sortir, égalememnt....

 A propos du blanc

J'ai toutes les raisons de m'attacher  au blanc. C'est la couleur de la fragilité, du péril, de la menace. La moindre trace et tout bascule.

C'est la couleur de l'espace libre, on peut tout y voir, y projeter.

Enfin c'est la couleur du soin.

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Avril 27, 2006

Vivre avec l'autre...

 

 Les jumeaux

C'es un peu par hazard que je suis tombé là dessus.

J'avais fabriqué des poupées de tissu, comme des poupées vaudoux, pour raconter des histoires et des peurs archaïques autours de petites mises en scènes.

J'ai abandonné ces poupées à la poussière d'atelier, puis un jour, j'ai voulu leur donner un bain, pour ôter les couleurs grisatres et tabac.

Une fois dans la bassine, contorsionnée sous mes mains savonneuses, j'ai vu apparaitres cette loi du plus fort...

Cet instinct de survie, instinct de gagner sa place, sur l'espace de l'autre...

Posted by at 10:32:29 | Permanent Link | Comments (0) |

Avril 25, 2006

Ils m'ont écrit des lettres et des lettres et des lettres....

 

 

...et des lettres et des lettres, et j'ai pas répondu....y'avait pas d'issue... (Charlélie Couture)

Alors a commencé ma plus belle collection de lettres de refus. D'abord le sénat, pour poser des bandages sur les arbres, puis, la mairie du permier , du deuxième, du troisième...pour les mêmes raisons.

Puis des tas d'autres lettres, projets d'expos...candidatures pour des salons....les motifs étaient tour à tour sogrenus, blessants, absurdes et drôles. J'ai complété ma collection avec des lettres inventées, tant de lettres qu'il y avait de quoi s'en faire un petit refuge de Sans Statut Fixe...et j'ai inventé l'habitant de ce refuge dérisoir : Un peintre qui vend des pizzas, un sculpteur bossant au cimetière, un photographe anarqué par son galliériste, un atelier de poche dans une malle en bois, une exclusion d'atelier, un plasticien adepte du pannier à salade pour ses installations sauvages......autant de fausses situations que de faux acteurs qui se sont improvisés pour moi, acteur d'un jour devant la caméra.

Des acteurs merveilleux, des potes, des collègues, des gens surtout dans l'ombre à qui on ne demande jamais rien.

J'ai été touché par leur soucis de bien faire, de donner généreusement. J'ai aimé ce travail, ce projet, pour cela.

 

Filmer l'autre

Chaque fois que je filme les gens, je suis en tention. J'arrive toujours la peur au ventre, avec mon petit camescope.

Jusqu'où filmer ? Quelle sera la limite ? Qui va la fixer ? moi ? eux ?

Dans mon travail Pleurs, t'es un homme, j'ai interroger 6 garçons, je leur ai demandé quelle était la dernière fois qu'ils avaient pleuré.

Certains ont longuement retourné, détourné la question avant d'arriver à une chute inatendue, brutale.

D'autres m'ont tout livré comme ça, abrupte, sans détour.

Jamais personne n'en ressort indemme..ni eux, ni moi.

Posted by at 12:11:46 | Permanent Link | Comments (1) |

Les pansements qui consolent...

Le jours où je suis partie poser des bandages sur les arbres, dans un jardin parisien...je suis arrivé à 7h00, avec ma trousse d'infirmière, et j'ai commencé...puis les gardiens m'ont arrété... expliqué qu'il fallait une autorisation du sénat...j'ai écrit mes courriers...personne n'a souhaité que  j'entoure un arbre avec une petite bande velpo et une épingle à nourrice.....ni là, ni dans un autre jardin parisien. J'ai alors pansé les arbres, de ma petite ville, sous le regard inquiets de quelques curieux...

Posted by at 11:46:22 | Permanent Link | Comments (2) |

Avril 21, 2006

Mother

                                                                                                        

Mother

Descriptif : Un espace évoquant l'enfance installé dans un coin de salle (coussin, peluches, petites table...). Pour se rendre à cet espace, il faut suivre, dispersés au sol, plus loin, des eléments de dinette dans lequels on peu observer des traces de lait, après différents stades d'ébullition, formant des peaux plus ou moins disgracieuses.Sur la petite  table, sont disposés trois pots de lait que les spectateurs peuvent déguster dans des petits gobelets jettables.Les trois pots contiennent du lait avec différents parfum: sucré, salé, amer.Le spectateur se sert un verre sans savoir sur lequel il va tomber, de manière tout à fait aléatoire.

Ce projet évoque avec ironie, la relation à la mère, tour à tour idyllique, ambivalante, cruelle, aléatoire...

Posted by at 07:15:34 | Permanent Link | Comments (1) |

Bijoux de famille

Entre autres expériences douteuses de pourrissememnt et sechement, j'ai fais fauciliser des pommes de terre germées, dans mon appartement-atelier de Saint Prix. Cela a donné cette objet etrenge, que j'ai nommé Bijou de Famille.

L'héritage génétique ou historique de la famille, vu avec un peu d'humour et de dérision...

Posted by at 06:41:56 | Permanent Link | Comments (1) |

Au dela des apparences...

 

Pour la petite histoire, j'ai envoyé une letrre à 15 radiologues du coin, pour savoir s'il voulaient bien radiographier des sacs de son, fermés, dans le ventre desquels se cache un objet.

Un seul m'a répondu au bout de quelques mois. Il m'a fait venir durant l'heure du midi, pour éviter la clientèle. Barbara m'a accompagné ce jour, pour porter les sacs.

C'est dans la ville de ce radiologue, que j'ai trouvé du boulot quelques mois plus tard...

 

Posted by at 06:20:41 | Permanent Link | Comments (2) |